La Lettre de Politique Sectorielle ::

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Depuis 2003, l’Etat du Sénégal a pris des mesures importantes qui traduisent la volonté des Autorités de la République de s’engager dans la construction et la formalisation d’un secteur naissant et porteur de beaucoup d’espoir.

Parmi ces mesures, deux nous paraissent importantes :

-         L’érection, en 2003, d’un Ministère en charge de la promotion et du développement de la Microfinance, à côté de la Cellule logée au Ministère de l’Economie et des Finances et chargée du contrôle et de la supervision. C’est ainsi que la Direction de la Microfinance (DMF) a été créée pour assurer la coordination de la Politique générale du Gouvernement en matière de microfinance, le suivi des activités et des opérations des intervenants du secteur et l’évaluation des performances des projets/programmes;

-          L’élaboration d’une Lettre de Politique Sectorielle de la Microfinance ou stratégie de développement de la microfinance.

L’élaboration de la Lettre de Politique Sectorielle Microfinance témoigne de l’engagement de l’Etat pour ce secteur dont le développement permettrait de mettre en place un cadre concret d’appui à la stratégie de promotion des micro et petites entreprises, d’appui au développement et de réduction de la pauvreté et de mobilisation des ressources internes et externes pour le développement.

La mise en place de cette stratégie se justifiait amplement car, malgré les performances déjà réalisées, il n’y avait pas encore une vision commune du développement futur du secteur, un cadre qui définisse les modes opératoires et permettant la mise en cohérence et l’harmonisation des interventions des différents acteurs.

 

La DMF a été maîtresse d’œuvre dans l’élaboration de la Lettre de Politique Sectorielle qui a été conçue à travers un processus participatif qui a mobilisé pouvoirs publics, SFD, Partenaires techniques et financiers, Société civile et secteur privé. Cinq études ont été menées et permirent de faire un diagnostic approfondi du secteur afin de définir une vision et une Stratégie Nationale de la Microfinance.

 

Les 14 et 15 décembre 2004, les acteurs du secteur ont validé le document de politique sectorielle, sa stratégie et son plan d’action quinquennal (2005 – 2010).

La vision commune partagée par les acteurs est de « Disposer d’un secteur de la microfinance professionnel, viable et pérenne, diversifié et innovant, intégré au secteur financier, assurant une couverture satisfaisante de la demande du territoire et opérant dans un cadre légal, réglementaire, fiscal et institutionnel adapté ».

L’objectif général de la LPS est de : « Favoriser l’accès à des services financiers viables et durables à une majorité des ménages pauvres ou à faibles revenus et des micro-entrepreneurs sur l’ensemble du territoire national d’ici à 2015, grâce à des SFD viables, s’intégrant dans le système financier national ».

 

La LPS est structurée en quatre axes stratégiques :

 

-          Axe 1 : Amélioration de l’environnement économique, légal et réglementaire pour un développement sécurisé du secteur ;

-          Axe 2 : Offre viable et pérenne de produits et services adaptés, diversifiés et en augmentation, notamment dans les zones non couvertes par des SFD professionnels ;

-          Axe 3 : Articulation renforcée entre SFD et Banques, favorisant le financement des MPE et PME, et une intégration progressive du secteur de la microfinance au secteur financier ;

-          Axe 4 : Organisation du cadre institutionnel de manière à permettre une gestion articulée et concertée du secteur et de la politique sectorielle.

 

A l’issue d’une table ronde organisée en avril 2005, les partenaires bailleurs de fonds se sont engagés à soutenir la réalisation du plan d’action en contribuant au financement de son budget qui s’élevait, dans un premier temps, à 20,8 milliards FCFA.

Cette LPS a été réactualisée lors d’un atelier national tenu les 21 et 22 avril 2008 et organisé à l’initiative de la DMF. Le secteur dispose actuellement d’un nouveau plan d’action qui couvre la période 2009-2013 et d’un Document actualisé de Politique sectorielle.

Le nouveau budget est estimé à 35 milliards FCFA pour les actions directes de développement et 40,45 milliards FCFA pour les besoins en "refinancement".

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