Développement de la microfinance : 10% de l’économie

  Source: Jean Pierre MALOU - SUD QUOTIDIEN   |     19 Dec 2014 09:12

Le secteur de la microfinance reste le parent pauvre des maillons de l’économie nationale. Et pourtant il contribue à hauteur de 10% dans le produit intérieur brute. Cette lecture est de Mamadou Lamine Guèye, président de l’Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés du Sénégal (ApSfd- Sénégal) qui s’exprimait hier mercredi, à la clôture de la première édition du forum des investissements en microfinance tenue les 16 et 17 du mois en cours. M. Guèye a tenu à plaider pour «plus de moyens de la part de l’Etat à sa structure qui compte plus de 2 millions d’adhérents sénégalais majeurs et actifs»

Selon lui «l’Aspfd souffre énormément d’un manque de moyens. Car elle peine à boucler son budget de fonctionnement et de mise en œuvre de nos programmes, un pré-requis pour assumer et assurer ses missions assignées. Fort de cela, l’Etat doit porter une oreille attentive à l’Apsfd», a-t-il plaidé.

Toujours selon ses explications, «nous nous évertuons chaque jour à travers les ressources internes, cotisations, appuis divers des partenaires et institutions membres de boucler les budgets de fonctionnement d’abord et ceux de mise en œuvre des programmes».

Un gap de 40 milliards noté

Doudou Ka, administrateur général du Fonds de garantie des investissements prioritaires (Fongip) a déclaré que «le gap de financement de la microfinance est de 40 milliards de francs CFA». Tout un effort à faire, au regard de ce gap énorme. Toutefois, il a tenu à préciser que «le Fongip à appuyé cette année l’Apsfd dans ses prérogatives à hauteur de 1,6 milliards de francs CFA, et pour le compte de l’année 2015 l’appui sera de 3 milliards de francs CFA».

Selon le directeur de cabinet du ministère délégué de la microfinance et de l’économie solidaire «le dispositif institutionnel national reste aujourd’hui très dense et de nombreux Fonds d’investissement internationaux et de bailleurs de fonds se sont engagés à nos côtés pour réaliser l’inclusion financière des couches défavorisées car, en définitive, c’est cela la finalité même de nos interventions».